Blog Perso Uberpink.fr

La loi de l’emmerdement maximum n’ayant visiblement pas encore atteint son apogée en ce qui me concerne, j’en suis à laisser s’accumuler les crasses comme des petites briques de Tetris qui tomberaient sans qu’on daigne les bouger.
Comme ça, je me dis qu’au final ça finira bien par arriver à la fin du tableau et qu’on pourra recommencer avec un tout neuf.
Un gentil espoir à la « same player shoot again ».

On passe le temps comme on peut

Du coup, j’essaye de m’aménager des plages de « je m’occupe de ma face », « glande donc en pyjama en butant des zombies et/ou brulant des gens » (j’ai meme tenté des trucs désespérant comme jouer au Keno), « profite du jour présent » (j’ai beaucoup trop été traumatisée par « Le cercle des poètes disparus dans ma jeunesse moi, dis-donc).
Bref, ça se traduit surtout par:

Ne rien branler d’anxyogène dès que je le peux aka glander devant des séries avec chéri
Dévorer tous les « True Blood » d’un coup pour savoir qui sera le prochain à mettre des doigts à Sookie
Jouer sur une machine à sous pendant des heures, puis aller se mater un bon film avec une bonne potesse et un cupcake pour décompresser.

Jusque là un plan parfait que n’aurait pas renié Hannibal lui-même, sachant que j’avais au préalable porté mon choix cinématographique sur « Lovely Bones » réalisé par Peter Jackson.
J’avais, en plus, lu le bouquin il y a longtemps, à l’époque où Beigbeder faisait encore de chouettes critiques littéraires (si,si) dans « Voici » (mais siiiiiiiii, j’vous dit) et je l’avais tellement apprécié que je l’avais prêté à une pute borg tierce personne qui ne me l’avait jamais rendu.
C’est dire si c’était un bon bouquin.

Et puis bon, Peter Jackson à la réal ça me faisait limite faire verser deux/trois gouttes de pipi dans mon slip de joie. Carrément.

…Sauf que là j’en sors et je suis super perplexe.
Pour tenter de vous donner une image ce serait comme si un bisounours sous acides m’avait éjaculé dans les rétines tout en écrasant avec ses talons aiguilles des mignonnes têtes de petits chatons.
Je ne peux donc pas dire que ça m’a laissée indifférente, et le cupcake était quand même super bon!
(J’essaye de transmettre ici toute ma positive-attitude sous-jacente).
Pour tenter de balayer toutes ses images de petites filles mortes joviales qui dansent dans des champs de maïs dans un univers photoshoppé à l’extrême, je vais me rincer la cornée à coup de petit chat japonais mignons-culcul qui font « nya ».
Je vous enjoins donc cordialement à mater toute la série des « Komaneko » commis par le papa de Domo-kun himself, et à lire « The Lovely Bones ».

Et quoi d’autre ? Un bon film ? LA HORDE …

Internet , Gaming et Zombies … Trois mamelles qui me caractériseraient assez bien si je n’en avais pas que deux.
L’internet du dedans de moi est un sacré médium de rencontres en tout genre puisque j’y ai tissé des amitiés, des amours aussi et traîné mes bottes sur des forums et chats divers & variés où je trouvais certainement mon compte d’engueulades et de « nan mais t’as vu parce que l’autre il a dit et comme machin il a fait ça … » (on a tous quelque chose en nous d’amour gloire et beauté).
Pourquoi cette introduction laborieuse après quasi un mois de silence radio et un enthousiasme sans cesse amoindri pour tenir un blog face à l’émergence des réseaux sociaux de facebook-de-mes-couilles, me direz-vous ?
Ou pas si je manque à ce point cruellement de lecteurs…
Et bin parce que ce soir je me suis pris un pied et une claque magistrale dans la même intervalle de temps, tout ça saupoudré d’un zeste de fierté et de je-me-la-pète vaguement.
Ce soir, je suis allée voir « La Horde ».

Et donc ? c’est quoi ce film ?

C’est surtout à l’écriture, deux anciens (et un encore en activité) de Mad Movies, du coupaing, du celui en marcel à la John Mclane avec la plume acerbe et le verbe haut. Du capable de vous pourrir une soirée sur « Minority Report » parce que vous avez pas aimé et que vos arguments sont en carton (mais que vous vous en foutez royalement, quelque part).
vous voyez le genre ?
Du précieux avec de la grosse gueule et des ballouzes de la taille de la tour Eiffel.
Ajoutez à ça du zombie, de l’actionner de haut vol, pas « à la française », justement, du réal avec un accent à couper au couteau et des putains de parti pris qui sont pas là pour déconner, des gueules cassées de ouf, des voix qui font trembler les murs…
Et vous l’avez votre Dream team du film de zomblards français.
Et je ne dis même pas ça parce qu’il y a de l’affectif (même si forcément, il y en a), je dis ça parce que j’ai eu envie de gueuler un bon gros « ENFIN » à la sortie de la salle.
Enfin, un film français avec de l’action pas que pour faire joli à la fin et que le public mange sa scène d’action de ouf mais un putain de rythme distillé tout au long du film qui fait dire à certains que « ça ne débande pas ». Enfin des acteurs crédibles avec des répliques drôles, bien senties, et des gros mots juste bien. Enfin des scènes de matraquage de zombies qui ne font pas penser à un seul moment « Mais pourquoi il fait pas ça et ci ? pourquoi il le finit pas ? pourquoi il se défend pas avec les dents quitte à se faire bouffer ? » etc, etc…
Du jouissif pur jus.
Pas de temps morts, pas de dialogues excessifs à la con ou de justification du pourquoi du comment sur des détails secondaires dont on se branle.
De l’action pure, des survivants crédibles, et entiers et pas forcément propres ou enclins à attirer forcément la sympathie et la volonté d’un happy end à la con…
Non.
Juste du ce qu’on a envie de voir, du qui tâche, du qui déboîte, du qui fait pas franchement de concessions, du qui fait du bien au moral dans les chaussettes parce qu’on s’y marre aussi.

C’est rien de dire que je suis enthousiaste, je suis limite extatique.
D’ailleurs je vais y emmener le paternel.
Même s’il aime pas trop les films de zombies.
Justement.
Et je suis à peu près certaine qu’il va se prendre un putain de panard à le mater.