D'aucuns diraient : "Mais pute! tu as déjà communiqué le secret du maki de la prairie sauvage, jeune padawan", et je leur répondrais qu'ils mélangent trop de références dans une seule phrase.
Ceci dit, à leur décharge, oui, un peu.
Sauf que ce n'était pas les mêmes, et que Tonton Julôt (celui qui vit dans un bistrot) surenchérirait: "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes" !

Sur cette introduction confuse(cius), je dirais que la soupe Miso c'est pas bien compliqué à préparer, surtout en sachet.
Alors que les makis funkys demandent cette touche de savoir-faire, de gaieté et de nonchalance que je vais vous transmettre de ce pas.
Au risque de me répéter, il vous faut d'abord, et uniquement dans le but de ne pas vous galérer, foirer votre riz pour ensuite donner des petits coups de pieds rageurs dans le mur, le meilleur ami du non-asiatique-qui-sait-faire-du-riz: le rice-cooker


(En revanche, les pingouins ne sont pas obligatoires, mais c'est beaucoup plus joli avec)
Sont ensuite nécessaires, tout un tas de choses super techniques mais pas bien difficiles à trouver si vous avez une épicerie asiatique à portée (ou un Tang Frères \o/):


Vous êtes désormais opé sur le matériel, je vais donc vous former sur la seule chose que l'on peut rater (par exemple si on n'a pas de rice cooker avec des pingouins), j'ai nommé: le riz gluant qui colle sa race !

Sachez que pour une quantité astronomique de makis, j'ai tendance à faire 6 cups soit 800 g de riz avec mon appareil magique, mais 300g c'est bien pour commencer et si vous ne comptez pas nourrir vos amis, vos collègues, ceux de votre chéri, des gens qui passent par là ...

Bref, commençons...


... par se mettre de la zik et se servir un petit verre de pinard, histoire de préparer ça dans de bonnes conditions.

Puis, il va donc falloir, d'un geste sûr et déterminé, faire griller ces putes de graines de sésame dans une poële.


Attention, toutefois à la réputation de la graine de sésame, hautement surestimée...
...Si elle saute de joie dans la poële, ce n'est en aucun cas un orgasme culinaire mais plutôt un sincère cramage de cul (qui risque fort de sentir rapidement le brûlé)

Pendant ce temps-là, on aura nonchalamment fait cuire son riz, de l'air de celle qui se mouille pas trop, mais un peu quand même.
Quand le rice-cooker *clink* (oui, comme le Colonel), il suffit de renverser le riz dans le saladier, et de sortir son arme de préparation massive de riz gluant: la cuillère \o/


Il est alors temps de procéder à l'adjonction du sésame (grillé, pas cramé) dans son riz, tout en le battant à plates coutures.


Puis, quand cette chienne a rendu les armes, on lui laisse prendre un repos bien mérité sous un linge propre.


En ce qui concerne la question épineuse de la garniture des makis/sushis/gunkan que vous allez réaliser, je vous laisse seuls maîtres à bord, sachant que j'ai déjà testé pour vous le nutella, la pomme, le foie gras, mais que là j'étais partie dans du nettement plus traditionnel de resto parisien :


Passons maintenant à la partie pédagogique:
Je vais, pour ce faire, m'aider de moi-même (mise en abyme quand tu nous tiens), d'Eva, de Sandra, et de ma progéniture, pour vous aider dans ce pas-à-pas photographique de la réalisation des makis funkys.








Voilà, c'était la minute de Monsieur Cyclopède de pédagogie cuisinière de Pink, votre servitateuse, sachant que mon autre recette-funky-roman-photo s'était perdu, elle aussi, dans les méandres de 20six-la-chienne, mais que j'ai fini par la retrouver, pour ceusses qui voudraient enchaîner sur un Katsudon, je ferai une redif' bientôt...
(Et sinon rien à voir mais ce ouikend, c'est le Festiblog \o/)